Megan Meredith-Lobay – Numériser les sciences sociales et humaines

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Alors qu’elle préparait son doctorat, Megan Meredith-Lobay aurait bien aimé bénéficier des services qu’elle dispense aujourd’hui en calcul informatique de pointe pour la recherche. Mais à ce moment, elle ne connaissait même pas le sens de l’expression.

Selon la détentrice d’un doctorat en archéologie, « les systèmes de gestion de données géographiques sont plutôt exigeants et peuvent venir à bout d’un microordinateur en un rien de temps. Pendant la préparation de mon doctorat, travailler avec un microordinateur n’était pas de tout repos. C’était horrible. Un peu de calcul de haute performance aurait été bienvenu, mais je ne savais même pas ce que c’était à l’époque. »

Aujourd’hui, Megan est en quelque sorte apôtre du calcul informatique de pointe en recherche (CIP) au Canada. Elle est maintenant analyste en CIP dans le domaine des sciences humaines numériques à l’Université de la Colombie-Britannique et elle soutient les chercheurs dans l’utilisation des outils de CIP pour simplifier et même améliorer les possibilités et l’efficacité de leurs travaux.

« Mon rôle à l’université est d’augmenter le soutien aux sciences humaines numériques et la portée des travaux qui se font ici, dit-elle. Dans mes fonctions, je travaille à rassembler la communauté de la recherche et à faire rayonner le CIP. Je consacre une bonne part de mon temps à conseiller les chercheurs qui ne savent pas comment utiliser le CIP pour leurs projets et qui ont besoin d’un coup de pouce en programmation. »

Comme ressource du consortium WestGrid, une petite partie de sa rémunération provient de Calcul Canada et une partie de son mandat est de faire connaitre les ressources et l’infrastructure que Calcul Canada met à la disposition des chercheurs en sciences humaines et sociales. Elle travaille de plus à rassembler les travaux menés dans le domaine des sciences humaines numériques.

« Il y a beaucoup d’activité, dit-elle, mais c’est très fragmenté. » Megan fait aussi partie de l’équipe nationale des sciences humaines numériques de Calcul Canada dont les collaborateurs soutiennent la recherche à la grandeur du pays.

« Depuis maintenant sept ou huit ans, j’ai travaillé dans le domaine à différents endroits. C’est plutôt agréable, car je peux toujours faire un peu de recherche en archéologie et en même temps diversifier mes horizons avec tant d’autres types différents de recherche. »

Sa carrière a bifurqué vers les sciences humaines numériques en raison de ses connaissances acquises en archéologie sur les SIG, les paysages et l’espace. « Je n’ai pas choisi ce travail, c’est lui qui m’a choisi. J’ai saisi l’occasion de mettre à bon usage les compétences que j’avais acquises dans mes études. J’étais au bon endroit, au bon moment, en Alberta. En 2008, la faculté des arts cherchait quelqu’un pour gérer leur département de calcul informatique en recherche. J’ai pris la tête de ce département et c’est là que j’ai connu les sciences humaines numériques. C’était la première fois que j’en entendais parler. À ma première journée en poste, j’ai dû me faire expliquer ce qu’était un wiki. Les débuts ont été difficiles, mais j’ai appris beaucoup depuis. En fait, j’ai aussi appris que j’en savais plus que je ne le croyais. »

Aujourd’hui, elle travaille avec des chercheurs de toutes les disciplines des sciences humaines. Un de ses projets en cours a trait à la numérisation de données de recensements, de revues spécialisées et de travaux de recherche sur l’Himalaya.

Pour un autre projet, elle aide un collègue archéologue à optimiser son utilisation d’une imposante base de données internationale sur la datation au carbone-14.

« Il y a quelques semaines, c’était un chercheur qui travaillait avec un énorme jeu de données de la corporation des loteries de la Colombie-Britannique; il étudiait les comportements relativement au jeu en ligne. »

Dans sa carrière, Megan a surmonté plusieurs défis, que ce soit pour s’initier à différentes approches de recherche ou pour se familiariser avec les tendances dans des champs aussi diversifiés que la musicologie numérique ou l’intervention comportementale. Les domaines de recherche sont extrêmement variés et il faut une grande souplesse pour épauler tous les chercheurs.

Aux autres femmes qui s’intéressent au CIP, Megan suggère d’envisager leur carrière en élargissant le champ d’application de leurs compétences.

Sur le sujet, elle est fort satisfaite de son travail dont la mission est de faciliter l’accès des chercheurs aux ressources de Calcul Canada.

« Tout le monde aime le service infonuagique ownCloud, dit-elle. Il procure du stockage tellement stable et sécuritaire. C’est une excellente raison pour les chercheurs de se joindre à Calcul Canada et apprendre à utiliser ce service. »

Megan vous dira que la recherche en sciences humaines numériques ne se compare pas aux travaux de l’astronome qui manipule des pétaoctets tirés de son microscope, mais les opportunités sont grandes et la recherche est tout aussi importante.

 

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