L’atelier Raspberry Jam prépare les jeunes à l’âge du faire

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Qu’arrive-t-il quand on laisse un ordinateur Raspberry Pi dans les mains de jeunes personnes à l’imagination débordante? Trente-cinq étudiants du premier cycle du secondaire ont récemment démontré que les possibilités sont sans limites.

Le 18 juin dernier, un atelier Raspberry Jam était proposé aux jeunes à l’espace EPL Makerspace de la bibliothèque Stanley-Milner, dans le cadre du symposium CANHEIT | HPCS tenu cette année à Edmonton.

Organisé par Calcul Canada et ses partenaires WestGrid, CUCCIO et l’Université de l’Alberta, l’atelier voulait stimuler l’intérêt de la prochaine génération, et particulièrement sa composante féminine, pour les sciences, la technologie, le génie et les mathématiques, en plus de leur laisser entrevoir d’intéressantes perspectives de carrière en calcul de haute performance.

La participation était gratuite et se voulait une introduction au codage et à la programmation à l’aide du Raspberry Pi, un ordinateur de la taille d’une carte de crédit qu’on peut se procurer à bon prix. Branché à un moniteur ou à une télé, on peut y connecter un clavier et une souris. Ce petit appareil a de grandes qualités et les gens de tous âges l’utilisent pour s’initier à l’informatique et apprendre la programmation avec des langages comme Scratch.

L’objectif était d’amener les enfants à explorer et à créer dans un environnement amusant animé par des spécialistes du domaine des sciences informatiques. Avec la technologie mise à leur disposition, les jeunes ont créé des jeux, composé de la musique et se sont échangé des messages cryptés.

Interviewé par le Edmonton Journal, John Simpson, spécialiste en sciences humaines numériques pour Calcul Canada expliquait que « le fait d’assembler son propre ordinateur et de voir comment fonctionne le code, tout ça agit comme un tremplin. Nous voulons intéresser les jeunes à la programmation et nous voulons aussi que nos spécialistes développent une vision plus large des applications de la technologie. »

John espère aussi que cette initiative rétablira un peu l’équilibre des sexes dans le domaine des TI et du CHP.

À 10 ans, Neeysa Cruz souhaitait trouver dans cet atelier la réponse à certains problèmes techniques qui surgissent chez elle à l’occasion.

« Ma mère a toujours besoin de quelqu’un pour l’aider à utiliser les ordinateurs. Cet atelier va nous servir, à ma mère, à moi et à ma petite sœur, dit-elle. J’ai appris beaucoup de choses. J’ai appris comment faire un jeu avec Scratch et comment programmer un ordinateur pour qu’il fasse différentes choses. »

« Les étudiants aiment apprendre par la pratique et c’est un des principaux objectifs de cet atelier, dit Mark Dietrich, président et chef de la direction de Calcul Canada. Nous devons nous assurer que les jeunes acquièrent les compétences essentielles pour conserver l’avantage économique concurrentiel du pays. Ce n’est plus suffisant de savoir comment utiliser un logiciel : ils doivent pouvoir construire les logiciels de demain. Ce genre de compétences est à la base de la révolution du faire. »

Cliquer ici pour lire l’article du Edmonton Journal.

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