Prix d’excellence Calcul Canada

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Au sein des quatres partenaire régionaux de Calcul Canada, ce sont quelques 200 membres du personnel et membres de l’équipe de soutien — dont plusieurs sont employés par les universités — qui sont répartis un peu partout au pays, ce qui permet une collaboration plus étroite avec la communauté de recherche locale.

Calcul Canada a inauguré ses prix d’excellence hier soir afin de mettre en vedette les réalisations hors du commun des membres de son personnel qui aident le milieu canadien de la recherche à accomplir plus, à l’accomplir mieux, et ce, plus rapidement.

Calcul Canada lance la première édition d’un prix appelé à devenir une tradition et dont le but est de mettre en lumière et reconnaître un apport au soutien et un savoir-faire hors du commun en calcul informatique de pointe.

Belaid Moa

Systèmes universitaires, services informatiques – Université de Victoria

Belaid Moa - Compute CanadaBelaid Moa se dévoue corps et âme pour les chercheurs de l’Université de Victoria et de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC). En tout, il a reçu six nominations élogieuses pour ce prix, soit plus que toute autre personne.

« Belaid a littéralement révolutionné les sciences humaines numériques à l’Université de Victoria par son savoir-faire, sa gentillesse et son enthousiasme », peut-on lire dans la proposition de candidature déposée par Stephen Ross, professeur agrégé au Département d’anglais de l’Université de Victoria.

Ce dernier dirigeait une recherche financée par le Conseil de recherche en sciences humaines (CRSH) sur l’utilisation de l’informatique pour explorer la littérature moderniste de divers points de vue. Certains de ses étudiants voulaient produire des cartes 3D de villes comme Londres, Paris et Dublin, mais le professeur ne connaissait pas suffisamment les outils offerts. C’est ici que Belaid Moa est entré en scène. Stephen Ross le décrit comme « un programmeur visiblement enchanté de relever le défi de concevoir un environnement dans lequel les recherches dans une encyclopédie pourraient se faire par caractéristiques des entrées et des liens entre celles-ci, plutôt que par simples mots-clés ou paramètres booléens. Bref, un informaticien avec l’âme d’un poète. »

Afin de s’imprégner de la matière enseignée, M. Moa a assisté à tous les cours du Digital Humanities Summer Institute en 2014.

« Il ne se contente pas de faire le travail pour nous, il insiste plutôt pour nous apprendre à le faire par nous-mêmes, » explique M. Ross dans son texte, avant d’ajouter que M. Moa a consacré d’innombrables heures à plusieurs doctorants.

Il poursuit en précisant que, dans son domaine, les données sont volumineuses, mais pas autant que dans les domaines d’autres chercheurs faisant appel aux ressources de Calcul Canada. Ce dont les sciences humaines ont vraiment soif, c’est de « soutien dévoué d’experts qui comprennent vraiment ce que nous faisons [et] Belaid répond parfaitement à ce besoin ». Il suggère même de le cloner afin de révolutionner les sciences humaines numériques dans tout le Canada.

Jean-Francois Landry

Administrateur de systèmes – Université de Sherbrooke

Jean-Francois Landry - Compute CanadaPeu importe l’heure du jour ou de la nuit, la semaine ou la fin de semaine, si vous avez besoin d’aide ou de conseils, Jean-Francois Landry vous répondra, souvent dans la minute. Chacune des cinq personnes qui ont proposé sa candidature a mentionné sa grande disponibilité et son empressement à aider en tout temps.

« Jean-Francois excelle dans son travail, écrit Mathieu Germain, un étudiant de deuxième cycle en informatique à l’Université de Sherbrooke. Son dévouement à l’égard de l’utilisateur est sans limites. Il répond rapidement et clairement aux questions à toute heure du jour ou de la nuit, et ce, même la fin de semaine. »

M. Germain mentionne que M. Landry prend le temps d’expliquer les concepts complexes aux utilisateurs de toute discipline.

« Il nous a aidés à plusieurs reprises à comprendre pourquoi notre code était lent, indique M. Germain. Il nous a également dirigés vers les ressources pertinentes lorsqu’il n’était pas en mesure de nous aider directement. Par ailleurs, il était toujours là pour nous aider à réparer la grappe d’UTG expérimentale. Grâce à lui, nous avons pu respecter notre échéancier et nous concentrer sur la science. »

Hugo Larochelle, professeur adjoint à l’Université de Sherbrooke, indique que M. Landry lui rendait souvent visite dans son laboratoire pour lui expliquer la pertinence de la grappe Mammouth pour son travail.

« Il était très coopératif pour nous aider à utiliser la petite grappe d’UTG de Mammouth, note M. Larochelle. Il allait même jusqu’à faire certaines tâches la fin de semaine. »

Marc Alexandre Côté, doctorant à l’Université de Sherbrooke, qualifie M. Landry de meilleure personne-ressource en calcul évolué appliqué à la recherche. Il le décrit comme un « passionné de l’information et des ressources » qui travaille d’arrache-pied pour cerner le problème et le résoudre efficacement.

Gabriel Girard, étudiant à l’Université de Sherbrooke, qualifie M. Landry de personne-ressource « essentielle » à son équipe de recherche.

Alain Veilleux

Directeur, Centre de calcul scientifique (CCS), Services des TI – Université de Sherbrooke

Alain Veilleux - Compute CanadaVéritable innovateur, Alain Veilleux se dévoue avec passion à aider les chercheurs à utiliser des ordinateurs pour arriver à leurs fins. C’est ce qui ressort des témoignages des personnes de diverses disciplines qui ont proposé sa candidature.

Une de ses réalisations ressort du lot : son apport à la mise en œuvre du portail GenAP en recherche génomique. GenAP vise principalement à réduire les goulots d’étranglement informatiques associés au traitement d’ensembles de données à haut débit et à permettre aux chercheurs en sciences de la vie d’explorer leurs données de nouvelles manières et d’enrichir leur recherche et leurs programmes translationnels. Parallèlement, GenAP héberge des données et des ressources pour des projets internationaux comme le portail de données du Consortium international de l’épigénome humain (IHEC). Alain Veilleux coordonne les efforts des équipes de McGill et de Sherbrooke pour mettre en œuvre GenAP. En fait, depuis 20 ans, il fait la promotion du calcul informatique de pointe auprès notamment des chercheurs de notre école de médecine.

André-Marie Tremblay, professeur de physique à l’Université de Sherbrooke, se souvient d’une des discussions en ce sens en 1998, époque où « les grappes étaient encore des machines expérimentales. » M. Veilleux lui avait suggéré ainsi qu’à un autre chercheur d’utiliser une de leurs subventions d’achat d’appareils pour bâtir une grappe plutôt que d’acheter un poste de travail traditionnel.

« Lentement, nous sommes passés de trois ordinateurs reliés à une grappe de 32 nettement plus puissante que ce que nous étions en mesure d’acheter, se remémore M. Tremblay. Grâce à une subvention de ma chaire de recherche du Canada, son équipe a bâti une seconde grappe de composantes standard comportant de nombreuses innovations : unité centrale sans disque dotée d’une surveillance automatique de surchauffe et de pales de refroidissement verticales. »

Il note que M. Veilleux aurait pu opter pour la facilité et acheter des systèmes clé en main d’un moins bon rapport qualité-prix, mais « Alain Veilleux a toujours considéré l’informatique du point de vue du chercheur. Comme il s’agit d’un aspect indispensable à ma recherche, une bonne part de mon succès revient à son dévouement qui transcende ses fonctions. »

M. Tremblay note que M. Veilleux a également démontré ses « qualités de visionnaire » quand « il a prédit l’avenir de l’infonuagique. Collaborant avec l’Université de Victoria et WestGrid, il a dirigé un projet d’infonuagique soutenu par CANARIE qui en fait désormais la promotion. Encensé par Calcul Canada, ce projet constitue une orientation clé pour l’avenir de l’organisme. »

Ross Dickson

Consultant en recherche informatique  – Université Dalhousie

Ross Dickson - Compute CanadaÀ l’Université Dalhousie de Halifax, Ross Dickson deviendra rapidement une partie intégrante et essentielle de l’équipe de quiconque travaille dans un domaine de recherche demandant de la puissance de calcul. C’est du moins ce que jurent les personnes qui défendent sa candidature à ce prix.

« Dans le domaine du calcul informatique de pointe, la vitesse de franchissement des obstacles et de résolution des problèmes est absolument critique, explique Sean Myles, professeur adjoint au Département de sciences végétales et animales de l’Université Dalhousie. Notre équipe de recherche est souvent aux prises avec un problème de calcul insoluble. »

Dans d’autres établissements, notamment l’Institut Max-Planck en Allemagne, l’Université Cornell et l’école de médecine de Stanford, ces barrières signifiaient des arrêts de plusieurs jours en attente d’une réponse pour la recherche de M. Myles. Mais plus maintenant : « Dès ma première semaine à titre de professeur à l’Université Dalhousie, Ross Dickson m’a assuré qu’il n’était jamais plus loin qu’un appel par Skype et qu’il s’occuperait des problèmes aussi tôt que possible. » Et il tient ses promesses. Toujours.

M. Myles, dont l’équipe de recherche séquence et analyse l’ADN de nos aliments, est convaincu que son laboratoire demeure concurrentiel en génomique computationnelle et statistique « grâce au dévouement de Ross Dickson à répondre rapidement à nos demandes. Celui-ci est un membre essentiel de notre équipe de recherche et nous sommes heureux de pouvoir présenter sa candidature. »

Joel Scott se rappelle qu’à l’époque où il était étudiant de deuxième cycle en génie mécanique à l’Université Dalhousie, M. Dickson était toujours là pour l’aider, peu importe le problème. « Ross venait me voir à mon bureau du campus Sexton et m’aidait à résoudre mes problèmes, indique-t-il. Ses explications très détaillées se transformaient habituellement en véritables cours de calcul de haute performance. »

Doug Phillips

Technologies de l’information – 
Université de Calgary

Douglas Phillips - Compute CanadaQuand on fait ses premiers pas dans le monde des mégadonnées, c’est rassurant de pouvoir compter sur quelqu’un comme Douglas Phillips. Les personnes qui ont présenté sa candidature sont unanimes : il répond avec patience et grâce à chaque question, des plus anodines aux plus complexes.

« Doug a été d’un grand soutien pour les utilisateurs du Département de génie mécanique, écrit le doctorant Zixiang Chen. Depuis le début de mes études de cycles supérieurs, il y a trois ans, il nous a toujours aidés, mes collègues et moi, avec les problèmes techniques liés au traitement parallèle. »

M. Chen souligne que M. Phillips répond « promptement et avec force détails » aux questions. « Manquant de connaissances techniques en calcul, nous posons souvent des questions dont la réponse est évidente ou qui dépassent ses responsabilités; or, Doug est toujours patient et il ne recule devant aucun effort pour nous aider à trouver une solution. »

Taya Forde, une vétérinaire qui fait le saut en recherche recourant à la bio-informatique, souligne que l’utilisation de ces programmes peut être décourageante. « Doug Phillips m’a été d’une aide incroyable pour relever ces défis, aplanissant les obstacles vers l’obtention de mon doctorat. »

Selon Aria Hahn, doctorante, les efforts de M. Phillips « vont bien au-delà du devoir. »

« Comme je suis débutante, j’ai appris par essais et erreurs à utiliser et à gérer les ressources informatiques offertes par l’intermédiaire de WestGrid et de Calcul Canada, écrit-elle. Ma boîte de courriel compte facilement 15 à 20 différents échanges avec Doug. À chaque erreur, Doug m’envoyait un gentil courriel commençant par “Merci d’utiliser WestGrid.” Il enchaînait ensuite avec le problème, une solution et souvent plusieurs suggestions pour éviter qu’il se reproduise. »

Cindy Munro

Directrice des Finances et de l’Administration – Université Western Ontario, SHARCNet

Cindy Munro - Compute CanadaLa réputation de SHARCNet comme « modèle de responsabilité financière en Ontario » repose en grande partie sur Cindy Munro. C’est ce que croit son proposant, Dan Sinai, lequel, en tant que président du conseil d’administration de Compute Ontario, entend démocratiser l’accès à l’écosystème de calcul informatique de pointe à tous les chercheurs ontariens, où qu’ils soient.

M. Sinai, vice-recteur adjoint à la recherche à l’Université Western Ontario, souligne que Mme Munro « fait son travail sans tambour ni trompette » depuis plus de dix ans. Il mentionne qu’elle a géré des dizaines de millions de dollars pour le compte du consortium et élaboré l’ensemble de son budget financier et de ses modèles provisionnels en Ontario.

« Sans elle, nous n’aurions tout simplement pas reçu nos fonds de contrepartie de l’Ontario. Elle a répondu à plusieurs audits financiers et organisé des conférences annuelles en plus de gérer les ressources humaines et les communications pour le consortium. Elle a démontré un leadership incroyable dans des périodes particulièrement difficiles financièrement. »

Dans son résumé, il indique qu’elle a eu une influence importante sur la recherche et s’est dépassée pour l’appuyer dans son travail et l’aider à respecter son échéancier. Il souligne qu’elle a créé des outils qui font tomber les barrières, facilité des collaborations pancanadiennes uniques et créé des plateformes ou portails pour de grands groupes de recherche.

Jason Hlady

Analyste et coordonnateur en CIP – Université de la Saskatchewan

Jason Hlady - Compute CanadaŒuvrant depuis plus de dix ans dans les domaines de la recherche et du calcul informatique de pointe à l’Université de la Saskatchewan, Jason Hlady a été mis en nomination pour ce prix pour ses contributions à plusieurs initiatives nationales, mais surtout pour son travail sur le portail Globus.

« Son savoir-faire et son dévouement ont été essentiels au succès du lancement dans les délais de Globus comme service national, écrit celle qui a présenté sa candidature, Lindsay Sill, directrice générale de WestGrid au sein de Calcul Canada. Outre Globus, il a participé à plusieurs initiatives nationales comme les comités d’exploitation et de planification technique de CANFAR/Calcul Canada, la gestion des données de recherche, le comité fonctionnel des plateformes nationales TECC et le CAR (examen technique du stockage). »

Mme Sill note qu’elle est « certaine que Jason contribue à Calcul Canada d’autres manières encore, en coulisses. » Et tout ça efficacement et avec d’excellents résultats.

« Jason n’a jamais hésité à participer à des projets nationaux et régionaux, en plus de ses fonctions au sein de l’établissement, indique-t-elle. Il est très responsable, dévoué et extrêmement compétent. C’est le genre de personne qui peut apporter quelque chose à tous les niveaux : planification stratégique, mise en œuvre et soutien aux utilisateurs. »

Dans les rares cas où M. Hlady ne connaît pas la réponse à une question, il travaillera d’arrache-pied pour la trouver, bien avant l’échéance, ajoute-t-elle.

« D’innombrables chercheurs et employés, dont je fais partie, profitent de son dur labeur, écrit Mme Sill dans son résumé. Jason contribue immensément au succès de l’organisation et au domaine du CIP au Canada. Voilà pourquoi il mérite tout le crédit qui accompagne ce prix du personnel. »

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