Richard Marchand

Anglais

Les travaux de recherche de Richard Marchand ont servi à production du Ptetra, un outil capable de simuler les interactions des satellites en orbite basse avec le plasma. D’ailleurs, le plasma que l’on retrouve autour des engins spatiaux appartient au quatrième état de matière possible, l’état plasmatique (après l’état solide, l’état liquide et l’état gazeux). Nous devons impérativement comprendre comment le plasma interagit avec les satellites afin de prévenir les pannes de ces appareils stratégiques. https://www.ualberta.ca/~rmarchan/

L’interaction du plasma avec les satellites artificiels dans l’environnement spatial est un élément critique du succès des missions scientifiques et des applications commerciales dans l’espace. Au cours des dernières décennies, nous avons observé une hausse spectaculaire du nombre de lancements de satellites de surveillance et de satellites à vocation scientifique partout dans le monde. La société moderne dépend de plus de la science et des technologies spatiales, qui lui procurent bien-être et sécurité. Par ailleurs, les sciences fondamentales ont fait d’immenses progrès grâce aux télescopes et aux observatoires en orbite. À l’évidence, l’utilisation optimale de l’infrastructure spatiale doit prendre en considération l’interaction entre les engins et l’environnement spatial. Dans des conditions extrêmes, cette interaction peut causer des interruptions de service ou des pannes générales, tandis que dans des conditions normales, elle peut donner lieu à des mesures aberrantes. Voilà pourquoi il est essentiel de bien comprendre l’interaction elle-même et ses répercussions sur les instruments en orbite. La pleine exploitation de ces instruments l’exige. Les travaux de recherche du professeur Marchand sur le développement et l’utilisation de modèles informatiques pour simuler l’interaction entre les satellites et l’environnement spatial visent essentiellement à mieux connaître cette interaction et à en mesurer les répercussions sur les instruments de mesure en orbite. Pour ce faire, il utilisera sa propre suite logicielle, fruit de ses travaux des 15 dernières années, qu’il entend perfectionner. Il envisage également de l’appliquer à des missions spatiales courantes et à venir.

Sa participation au réseau de recherche Westgrid de Calcul Canada lui a permis de collaborer avec d’autres experts de ce domaine de recherche. Entre 2011 et 2013, son groupe a dirigé une équipe internationale sous l’égide de l’Institut international de recherche spatiale (ISSI) dont les travaux ont été publiés dans des revues scientifiques avec comité de lecture formé de collaborateurs internationaux et d’étudiants. 

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