Comment le calcul informatique de pointe au Canada se situe-t-il sur le plan international?

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Greg Newby, directeur de la technologie

En juillet, j’ai participé à une table ronde lors de la conférence PEARC à La Nouvelle-Orléans. PEARC est une nouvelle conférence pour le calcul en informatique qui est née de la série de conférences XSEDE. Elle rassemble les utilisateurs du calcul informatique de pointe, les organismes fournisseurs de services et d’autres intervenants pour partager des résultats et discuter de l’avenir.

Calcul Canada, seul fournisseur national de calcul informatique de pointe (CIP) au pays, dessert l’ensemble des disciplines universitaires. Ailleurs, chaque pays, ou groupe de pays, fournit le CIP à sa manière. La table ronde sur le calcul informatique à l’échelle nationale et au-delà cherchait à identifier les façons dont les différents fournisseurs de service nationaux et transnationaux pouvaient apprendre les uns des autres et tirer profit de la collaboration et du partage d’information.

Les organisations présentes à la table ronde servent toutes des communautés d’utilisateurs vastes et variées et entretiennent un ensemble de relations complexes avec des organismes de financement, des partenaires, des fournisseurs et d’autres parties. Chacune a son caractère propre, mais elles sont aussi des points en commun.

XSEDE, PRACE et EGI ont également participé à la table ronde. XSEDE (Extreme Science and Engineering Discovery Environment) est un programme universitaire états-unien qui partage des ressemblances structurales et de financement avec Calcul Canada. EGI et PRACE sont des consortiums européens dont les membres sont répartis dans plusieurs pays. Ce sont deux organismes distincts, ayant chacun une orientation particulière. EGI possède un vaste catalogue de services, offre une large gamme de fournisseurs de services et répond aux besoins informatiques de chercheurs universitaires et de certaines entreprises. PRACE coordonne l’exploitation des gros superordinateurs universitaires, lesquels sont accessibles aux utilisateurs ayant passé avec succès un processus d’examen fondé sur le mérite.

Un thème commun à toutes ces organisations est le besoin de divers rapports de rendement. Ces rapports couvrent à peu près tous les sujets possibles, des dépenses budgétaires au compte de cycles des unités centrales et à l’utilisation du stockage. Toutes s’entendent pour affirmer que les mesures les plus importantes sont celles de la productivité scientifique et des résultats. Au Canada, l’accent mis par les principaux organismes de financements sur l’utilisation du CV commun canadien (CVC) nous a donné une longueur d’avance.


Comme les organismes de financements de la recherche au Canada exigent que toute personne faisant une demande de subvention utilise le CVC, Calcul Canada a été capable d’établir un lien entre l’information sur les publications des chercheurs, d’une part, et le système d’allocation et l’utilisation, d’autre part. On a demandé aux chercheurs principaux de Calcul Canada, qui sont presque tous des membres du corps professoral ayant des données dans le CVC, de marquer leurs publications qui ont été, en tout ou en partie, rendues possibles par les ressources et le soutien de Calcul Canada.

Le résultat obtenu est le meilleur ensemble de données jamais recueilli sur les publications des utilisateurs de Calcul Canada. Plus de 2300 membres du corps professoral ont fourni de l’information sur plus de 75 000 publications. Près de la moitié de ces publications ont été rendues possibles par les ressources et le soutien de Calcul Canada. Les participants à la table ronde de la conférence PEARC enviaient ces résultats parce que, sans le type de rapport demandé par le CVC, les données de publication sont souvent sous-évaluées.

Vous pouvez consulter ici le rapport bibliométrique complet de Calcul Canada.

L’une des découvertes de ce rapport est que les disciplines où l’utilisation du CIP est relativement nouvelle ainsi que les recherches multidisciplinaires ont obtenu les notes les plus élevées. Je crois que cela reflète la puissance de recherche des premiers innovateurs dans ces domaines. Ces chercheurs doivent peut-être travailler plus fort pour ajuster leur flux de travail afin de passer d’un ordinateur de bureau ou d’un système de laboratoire aux systèmes nationaux de CIP, mais les avantages sont plus grands dans ces domaines que dans ceux où le calcul informatique de pointe est utilisé depuis longtemps.

Plusieurs autres sujets ont également été abordés à la table ronde, dont le besoin d’interaction constante avec les organismes de financement et les autres intervenants. Les fournisseurs de services sont unanimes sur le fait que l’obtention du financement prévisible et durable dont ils ont besoin pour la planification à long terme demeure un défi. De plus, ils doivent tous composer avec la pression due à la croissance du nombre d’utilisateurs et à l’augmentation de la demande.

Un autre point qui était évident chez les quelque 60 personnes assistant à cette séance est la vive passion et l’optimisme qui règnent dans les organismes de CIP. À plusieurs reprises, les participants à la conférence ont exprimé le plaisir qu’ils éprouvaient à offrir le soutien, la formation, l’exploitation et d’autres éléments des systèmes et services de CIP. Ils attendent toujours avec impatience les améliorations qui aideront leurs utilisateurs à être plus productifs.

J’ai rencontré des professionnels du CIP, du Canada et de l’étranger, qui sont déterminés à imaginer des systèmes plus gros, plus rapides et ayant une plus grande capacité afin d’offrir des services encore meilleurs dans l’avenir. Les avantages qu’en retireront les chercheurs et la société nous motivent à faire de ces visions une réalité.

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