Edward Sargent (Université de Toronto)

Edward Sargent, de l'Université de Toronto, a utilisé les ressources de Calcul Canada pour effectuer les calculs de la théorie de la fonctionnelle de la densité (DFT), nécessaires pour présélectionner les catalyseurs potentiels pour le processus de division de l'eau en ses composants, l'hydrogène et l'oxygène, avant d'essayer de produire le catalyseur en laboratoire. Le résultat, publié dans Science en mars 2016, est un catalyseur à base de tungstène qui est trois fois plus efficace que le précédent détenteur du record du monde.

Arthur MacDonald (Université Queen’s)

Le prix Nobel de physique a été attribué à Arthur MacDonald, de l'Université Queen’s, pour sa direction de l'expérience SNO qui a découvert l'oscillation des neutrinos. Calcul Canada (et ses partenaires régionaux) ont soutenu l'analyse des données de SNO pendant plus de dix ans. Les expériences en cours au SNOLAB, comme SNO+, comptent sur Calcul Canada pour leurs besoins en CIP.

Michael Bowling (Université de l'Alberta)

En 2015, Michael Bowling, de l'Université de l'Alberta, a été le premier à résoudre un jeu à information imparfaite, le Texas Hold’em Poker. Cette découverte capitale dans le domaine de l'intelligence artificielle, publiée dans Science, a été appuyée par une allocation de ressources particulière de Calcul Canada.

Randall Martin (Université Dalhousie)

Randall Martin, des sciences physiques et atmosphériques de l'Université Dalhousie, s'appuie sur des observations par satellite et des modèles de transport planétaire des substances chimiques pour mieux comprendre la composition de l'atmosphère et ses effets sur la qualité de l'air, le climat et le cycle biogéochimique. Il codirige le développement du modèle de transport planétaire des substances chimiques GEOS-Chem qui est utilisé par une centaine de chercheurs dans le monde.

Impact : L'équipe de recherche qui utilise les ressources de Calcul Canada a, entre autres, obtenu la toute première estimation par satellite des changements à long terme dans les particules fines de matière à l'échelle planétaire. [Environ. Sci. Technol, vol. 10.1021/es502113p, 2014). Diverses organisations internationales, comme l’Organisation de coopération et de développement économique et l’Organisation mondiale de la santé, se servent de ces données pour évaluer la qualité de l’air dans le monde et ses répercussions sur le bien-être de la population. La matière particulaire est devenue le principal facteur de risque de mortalité prématurée liée à l'environnement; l'amélioration de la qualité de l'air extérieur pourrait réduire les décès prématurés, au nombre de trois-millions, associés annuellement à ce facteur de risque.

Harald Pfeiffer (Université de Toronto)

Harald Pfeiffer, de l'Université de Toronto, et son équipe ont contribué, grâce aux outils de calcul informatique de pointe de Calcul Canada, à l'une des découvertes de la plus grande importance au monde. En effet, l'équipe d'astrophysiciens de l'Université de Toronto a joué un rôle déterminant en fournissant certains des calculs qui ont mené au succès de la recherche des ondes gravitationnelles. Ils font partie de la collaboration scientifique LIGO qui regroupe plus de mille (1 000) chercheurs provenant d'universités aux États-Unis et dans quatorze (14) autres pays. Les experts et les ressources de Calcul Canada ont aidé à créer les simulations pour la construction des modèles de formes d'ondes ayant trouvé les ondes gravitationnelles et analysé les propriétés de la source ainsi que les simulations pour les vérifications par recoupement. Le film présenté au lancement officiel, le 15 février 2016, a été généré à partir d'une simulation exécutée sur de multiples ressources de Calcul Canada.

Impact : Ces ressources ont permis deux découvertes fondamentales : la mesure des ondes gravitationnelles et l'observation d'objets astronomiques jamais vus auparavant, découverte qui a confirmé l'existence des trous noirs ainsi que le fait qu'ils entrent en collision.

Calcul Canada a réellement contribué à tellement d'aspects! Les simulations pour la construction des modèles de formes d'ondes ayant trouvé les ondes gravitationnelles et analysé les propriétés de la source ainsi que les simulations pour les vérifications par recoupement. Et en plus, des films! Le film présenté au lancement officiel, le 15 février 2016, a été généré à partir d'une simulation exécutée sur de multiples ressources de Calcul Canada.
- Dr. Harald Pfeiffer
Susan Brown (Université de Guelph et Université de l'Alberta)

Susan Brown, de l'Université de Guelph et de l'Université de l'Alberta (anglais et cinéma), est la directrice du Collaboratoire scientifique des écrits du Canada (CSÉC), un environnement Web ouvert qui favorise l'utilisation d'outils et de ressources numériques dans le cadre d'études littéraires au Canada ou au sujet du Canada. Le Collaboratoire est développé à partir de projets de recherche en cours et comprend deux éléments majeurs, une base de données et une trousse d'outils, reliés par une architecture Web orientée service. Cette infrastructure facilite les recherches littéraires numériques et fournit un banc d'essai pour le calcul informatique, servant à l'analyse de texte ou à la visualisation aussi bien qu’à la conception et à l'utilisation d'outils de réseautage social.

Impact : Le CSÉC élargit le travail du projet Orlando, projet de recherche informatique en sciences humaines et sociales qui continue de publier de nouveaux résultats et qui sert d'ensemble de données expérimental. Ayant été lancé sa version bêta en mai 2016 et s'apprêtant à inaugurer en septembre sa version complète, le CSÉC accueille vingt-deux (22) projets actifs et a formé cent-quinze (115) chercheurs en recherche informatique. L'un de ces projets procède actuellement à une opération de numérisation considérable, d'autres sont sur le point de commencer. Des projets partenaires, comme Canada’s Early Women Writers et Editing Modernism in Canada, ont publié des nouveaux résultats de recherche d'importance y compris, dans ce dernier cas, une application pour téléphone intelligent basée sur les écrits de Sheila Watson.

Yoshua Bengio (Université de Montréal)

Yoshua Bengio, des sciences informatiques de l'Université de Montréal, est une tête de file dans le domaine de l'apprentissage en profondeur, lequel a connu un immense succès au cours des trois dernières années. De grandes entreprises comme Google, Facebook, Microsoft, Apple, Intel, Qualcomm, Samsung et Baidu ont adopté l'apprentissage en profondeur pour leurs applications vocales ainsi que leurs applications de vision artificielle et de langage naturel.

Impact : En 2013, le laboratoire de Bengio a gagné la compétition internationale Emotion recognition in the wild pour la reconnaissance des émotions (à partir de bandes vidéo comprenant l'audio et l'image) grâce à l'apprentissage en profondeur [ICMI '13 pp. 543-550]. Au cours de la dernière année, son équipe a développé de nouveaux algorithmes d'apprentissage en profondeur qui visent à remplacer ce qui se fait de mieux en traduction automatique et qui ont atteint [arXiv:1409.0473], puis battu (WMT’ 2015), soit les niveaux de performance des systèmes précédents, en seulement quelques mois. Au cours des deux dernières années, le laboratoire de Yoshua Bengio a également vu d'importants développements théoriques concernant les algorithmes d'apprentissage non supervisés pour réseaux profonds particulièrement grâce à l'utilisation de modèles génératifs contradictoires basés sur des autoencodeurs. Les avancées théoriques sur l'optimisation des réseaux de neurones figurent parmi les dix (10) découvertes de 2015 sélectionnées par le magazine La Recherche.

Robert Wolkow (Université de l'Alberta)

Robert Wolkow, du département de physique de l'Université de l'Alberta, concentre son travail sur la principale limite que doit affronter l'industrie de l'informatique aujourd'hui, soit la chaleur trop élevée dégagée les microprocesseurs, qui nuit grandement à l'obtention d'améliorations notables de la vitesse et de la puissance de calcul. Il conserve le silicium comme plateforme de circuit, mais il élimine le transistor et le remplace par les nouveaux points quantiques de la taille d'un atome comme composant de base du circuit principal. Ces nouveaux points quantiques permettent le stockage et la manipulation efficaces des électrons pour réaliser les calculs tout en utilisant très peu d'énergie.

Impact : En 2015, Robert Wolkow a reçu la plus haute distinction décernée en Alberta, le prix ASTECH, qui récompense le transfert des développements scientifiques au domaine commercial. La nouvelle entreprise albertaine Quantum Silicon Incorporated a acquis les brevets octroyés à l'équipe de Wolkow à l'Institut national de nanotechnologie et à l'Université de l'Alberta et est en train de produire le premier appareil électronique à l'échelle atomique dans le monde. Cette technologie pourrait être transformatrice. Les contributions de Calcul Canada ont permis l'association étroite du traitement informatique d'avant-garde et des laboratoires industriels et académiques parmi les premiers au monde.